Couvreur zingueur à Rennes
Une toiture en ardoise fuit rarement par l’ardoise. Elle fuit par les raccords : la noue, le solin de souche, la rive, l’égout. C’est le travail du zingueur, et c’est là que se joue la tenue du toit.
Le relevé suit le trajet de l’eau depuis l’égout de toit jusqu’au sol, et il précède tout chiffrage, sans exception.

C’est là que l’eau se concentre
Une noue reçoit l’eau de deux versants sur une largeur de quelques dizaines de centimètres. Un solin de souche encaisse le ruissellement de tout ce qui est au-dessus. Le débit y est sans commune mesure avec celui d’un rang d’ardoise courant.
Le métal travaille plus que la pierre
C’est le premier réflexe d’un couvreur zingueur devant un ouvrage fatigué. Le zinc se dilate et se rétracte à chaque cycle de température. Un façonnage qui ne laisse pas le métal jouer finit par fatiguer aux pliures, puis par fendre. C’est un défaut de pose, pas un défaut de matériau, et il se voit à l’œil quand on sait où regarder.
La pente réelle n’est pas la pente d’origine
Une gouttière qui déborde toujours au même endroit a souvent perdu sa pente sur quelques mètres, par affaissement d’un crochet. Ramasser les feuilles tous les automnes n’y change rien : c’est la pente qu’il faut remesurer, pas le chenal qu’il faut vider.
Une reprise partielle est souvent la bonne réponse
Sur une maison de bourg, une portion de gouttière suffit très souvent. Sur un long linéaire, un raccord partiel finit par se voir. Le critère n’est pas esthétique : c’est la tenue des crochets, l’état des soudures et la pente mesurée.
Trois situations, et ce qu’elles engagent
Une noue, un solin, une gouttière : les trois ouvrages de zinguerie qui décident si un toit en ardoise tient ses promesses.

Un faîtage fermé au zinc
La ligne haute du toit prend le vent de face. Un faîtage mal fermé se signale par des infiltrations qui semblent venir de partout ailleurs.

Le même versant, après nettoyage
Pierre nue, gouttière dégagée, aucun revêtement coloré par-dessus. Un toit propre n’a pas besoin d’être repeint pour le prouver.

Un châssis vu de l’intérieur
Le tableau d’ébrasement évasé n’est pas de la décoration : c’est lui qui répartit la lumière et qui évite la condensation sur le pourtour du cadre.
Si une tache revient au plafond après chaque grosse pluie, cherchez le raccord avant de soupçonner la couverture. Neuf fois sur dix, c’est là.
Demander un chiffrageCe que la pente décide, avant le matériau
Le curseur ne fait varier qu’une chose, la pente du versant, et toute la trame se resserre avec elle. C’est la lecture qui manque à la plupart des devis d’ardoise.
- Fixation retenue
- Crochet inox visible
- Point de vigilance
- Le vent soulève par la rive, la fixation prime sur le recouvrement.
- Fixation retenue
- Crochet ou clou, au choix
- Point de vigilance
- Le cas courant du bassin rennais, et celui où les deux poses se discutent.
- Fixation retenue
- Pose au clou, rangs resserrés
- Point de vigilance
- L’eau stagne plus longtemps sur chaque ardoise, le recouvrement augmente.
Le dessin rend l’ordre et le sens de variation, jamais une cote. Les valeurs de pureau, de recouvrement et de pente admissibles relèvent de la série NF DTU 40, qui n’est pas librement diffusable : elles se lisent sur le devis, versant par versant.
Pourquoi les raccords lâchent avant la couverture
Compris dans la prestation
- Le relevé du trajet de l’eau, de l’égout de toit jusqu’à l’évacuation au sol
- La dépose de l’ouvrage repris et son évacuation
- Le façonnage sur place des pièces de zinc ou de plomb
- La pose sur crochets neufs avec pente mesurée, pas estimée
- Le contrôle des soudures et le test à l’eau du linéaire repris
Chiffré à part, ou hors périmètre
- La reprise de l’enduit ou de la maçonnerie abîmée par le ruissellement
- Le tubage ou la remise en état d’un conduit de cheminée
- La couverture elle-même, quand elle est saine : la zinguerie se reprend seule
- La pose de protections de gouttière, dont l’intérêt se discute avant d’être facturé
Ce qui est compris et ce qui est chiffré à part, c’est exactement ce qu’un devis doit montrer ligne par ligne. Le relevé sert à écrire ces lignes.
Demander un devis détailléComment ça se passe
Le relevé suit l’eau, pas la façade : de l’égout de toit jusqu’au sol, on note à quel endroit son trajet se rompt.
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Vous écrivez ce que vous voyez
Une fuite au plafond, une ardoise au sol après un coup de vent, un versant vert de mousse. Quelques lignes suffisent, la visite précise le reste.
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Un couvreur du secteur rappelle
Il pose les questions qui manquent : l’âge du toit, l’exposition du versant, ce que vous voyez depuis les combles. Certains points se tranchent au téléphone.
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La visite, et le relevé du toit
On monte, ou on regarde depuis les combles quand l’accès l’impose. Le relevé note l’état de la couverture, des fixations, des raccords de zinguerie et du support.
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Le devis, ligne par ligne
Chaque lot est chiffré à part : dépose, support, couverture, zinguerie, évacuation. Un prix global sans détail ne se compare à rien.
Ce qui fait varier un devis
C’est le poste où les deux sources se contredisent d’un facteur deux, surtout sur le PVC et l’aluminium. Les deux barèmes sont donnés tels quels, relevés le 5 août 2026.
| Ouvrage | Fourchette | Source et écart |
|---|---|---|
| Gouttière en zinc posée | de 35 à 85 €/ml | abctravaux retient 35 à 60 € TTC posé, Prix-travaux-m2 42 à 85 € HT main-d’œuvre incluse. |
| Gouttière en PVC posée | de 15 à 70 €/ml | C’est là que le désaccord est le plus net : 15 à 30 € TTC chez abctravaux, 36 à 70 € HT chez Prix-travaux-m2. |
| Gouttière en aluminium posée | de 30 à 100 €/ml | De 30 à 55 € TTC chez abctravaux, de 75 à 100 € HT chez Prix-travaux-m2. |
| Reprise de solin | de 15 à 70 € TTC/ml | Habitatpresto, par matériau : PVC 15 à 30 €, zinc 40 à 50 €, mortier 40 à 60 €, aluminium 50 à 70 €, plomb 60 à 70 €. |
| Solin de cheminée complet | de 110 à 310 € TTC | Habitatpresto. Un devis réel de 20 ml de solins en plomb ressort à 1 650 € TTC, soit 82,50 €/ml en conditions réelles. |
| Reprise de faîtage | de 45 à 165 €/ml | Prix-travaux-m2 : scellé 45 à 110 €, à sec 48 à 165 €, en lignolets sur ardoise 25 à 50 € de main-d’œuvre seule. |
Le devis réel de solins publié par Habitatpresto est l’écart le plus instructif du bloc : le prix catalogue au mètre linéaire sous-estime la facture d’un chantier réel d’environ 20 %. Sur un logement de plus de deux ans, un prix hors taxes se lit avec 10 % de TVA. Chantier chiffré après visite.
Une fourchette de prix dit ce que coûte un poste. Elle ne dit pas ce que coûte votre toit : cela se constate sur place, gratuitement et sans engagement.
Demander une estimation chiffréeLes trois points où l’eau passe
La noue
La ligne creuse entre deux versants. Les ardoises s’y coupent en biais, et la qualité de cette coupe se voit. Une noue trop étroite ou dont le relevé latéral est insuffisant renvoie l’eau sous les ardoises dès qu’une pluie battante s’y engouffre.
Le solin de souche
La jonction entre la couverture et la maçonnerie de cheminée est la deuxième cause de tache au plafond. Habitatpresto chiffre la reprise de 15 à 70 € TTC le mètre linéaire selon le matériau, et un solin de cheminée complet de 110 à 310 € TTC. Le plomb se façonne sur place.
La gouttière et la descente
Le dernier maillon, et le plus visible. Quand il lâche, c’est le mur en dessous qui encaisse, et la reprise de l’enduit coûte souvent plus cher que la gouttière. Sur le bâti en moellons de schiste du pays de Rennes, l’eau qui ruisselle sur la pierre finit par la déliter.
La zinguerie demande un façonnage sur place, pas un catalogue. L’entreprise mise en relation travaille le zinc et le plomb sur les toits du bassin rennais.
Une entreprise, pas un réseau
La demande part vers une seule entreprise de couverture du bassin rennais. Elle n’est ni revendue, ni diffusée à plusieurs prestataires qui vous rappelleraient tous.
Assurance décennale vérifiée
L’attestation en cours de validité est demandée avant toute mise en relation, et se redemande à chaque exercice.
Le devis se lit lot par lot
Dépose, support, couverture, zinguerie, évacuation : chaque poste chiffré à part. C’est la condition pour comparer deux devis.
Ce qu’en disent les propriétaires du secteur
★★★★☆
Rénovation d’un versant entier. Le chiffrage a bougé de deux cents euros après la visite, parce que le support était plus abîmé que prévu. C’était annoncé comme possible dès le départ.
K. · Châteaugiron
★★★★★
Toiture d’ardoise des années soixante-dix, crochets en acier qui rouillaient. On m’a montré la différence avec l’inox sur une ardoise déposée. Reprise partielle sur le versant exposé, pas la totalité comme on me le proposait ailleurs.
P. · Betton
★★★★★
Maison de la cité-jardin, donc on ne fait pas ce qu’on veut. Le couvreur connaissait le guide annexé au plan local et a proposé une solution qui passait, sans me faire perdre trois mois.
É. · Le Rheu
Une gouttière qui déborde au pied du mur abîme d’abord l’enduit, ensuite la pierre. Le devis de zinguerie reste moins cher que celui de la façade.
Demander un devisLes questions qui reviennent sur cette prestation
Zinc, aluminium, PVC : lequel choisir pour une gouttière ?
Le zinc reste le matériau de référence sur le bâti ancien du pays de Rennes, pour son aspect et pour sa tenue. L’aluminium se pose en longueurs continues et évite les soudures. Le PVC est le moins cher mais se déforme davantage aux écarts de température et vieillit visiblement. Sur une maison en moellons de schiste avec des chaînages de granit, le PVC se remarque tout de suite.
Faut-il reprendre tout le linéaire ou seulement la portion qui lâche ?
Cela dépend du matériau, de son état sur le reste du bâtiment et de la longueur concernée. Sur un long linéaire, un raccord partiel finit par se voir ; sur une maison de bourg, une portion suffit souvent. Le critère de décision est technique : tenue des crochets, état des soudures, et pente réellement mesurée plutôt que la pente supposée d’origine.
Le solin de cheminée relève-t-il du couvreur ou du maçon ?
Le solin, c’est-à-dire le raccord d’étanchéité entre la couverture et la maçonnerie, est un ouvrage de couverture. La maçonnerie de la souche elle-même, quand elle est dégradée, relève du maçon. Un devis honnête distingue les deux, parce qu’un solin neuf posé sur une souche qui se délite ne tiendra pas.
Les protections de gouttière valent-elles leur prix ?
Elles réduisent le ramassage des feuilles mais ne suppriment pas l’entretien : les aiguilles de résineux et la mousse grattée passent au travers ou s’accumulent dessus. Sous un arbre proche, elles rendent service. Sans arbre à proximité, elles règlent un problème qui ne se pose pas. À demander plutôt qu’à accepter d’office sur un devis.
Une reprise de zinguerie est-elle couverte par la décennale ?
Les ouvrages d’évacuation des eaux pluviales participent de l’étanchéité et de la mise hors d’eau : les désordres qui rendent l’ouvrage impropre à sa destination relèvent bien de la responsabilité décennale de l’entreprise. L’attestation d’assurance en cours de validité se demande avant le début du chantier, pas après le sinistre.
La zinguerie se reprend souvent seule, sans toucher à la couverture. Voici une partie des communes desservies pour cette prestation.
- Zinguerie et gouttières à Châteaugiron
- Zinguerie et gouttières à Guichen
- Zinguerie et gouttières à Châteaubourg
- Zinguerie et gouttières à Janzé
- Zinguerie et gouttières à Saint-Grégoire
- Zinguerie et gouttières à Saint-Jacques-de-la-Lande
- Zinguerie et gouttières à Cesson-Sévigné
- Zinguerie et gouttières à Chantepie
- Zinguerie et gouttières à Noyal-Châtillon-sur-Seiche
Les prestations qui vont avec
Faire suivre le trajet de l’eau chez vous
Dites où l’eau apparaît : une tache au plafond, un débordement au pied du mur, une trace sur la façade. Le relevé remonte de là jusqu’au point de rupture.
Pas de numéro affiché tant qu’il ne sonne pas chez quelqu’un : la demande écrite part directement vers l’entreprise, et vous êtes rappelé. Vous pouvez aussi écrire à contact@couvreur-a-rennes.fr.